Eloges des livres

Trouver le livre

Tourner les pages

Lire un premier mot, une première phrase et par un miracle sans cesse renouvelé, partir en quête d’une nouvelle aventure.

Espérer, retrouver l’allant, l’emportement, l’oubli du monde réel non désiré.

Plonger encore entre les pages qui font frémir mon âme

Livres ! Objets du quotidien traqués par les ennemis des univers romancés terreau fertile où affleurent des vérités.

Aujourd’hui et demain, ces savoirs seront les piliers de notre humanité, ouvrant les portes des connaissances réconfortantes et inspirantes.

Beauté des mots, richesses des définitions, musique des phrases, présence des personnages, décors évidents, univers multiples.

Le village planétaire est trop petit pour ces milliers d’histoires, révélations, amitiés.

Notre cerveau est bien assez vaste pour s’accommoder de centaines de récits.

N’oublions pas ces rencontres. Elles magnifient nos existences, les enrichissent, les rendent plus vibrantes.

Ces rendez-vous intimes avec des inconnus devenus des connaissances, voire même des amis.

Cette révélation évidente que nous ne sommes pas seuls.

Hélas, trois fois hélas, l’émotion parfois s’absente, desséchée au fond de l’encrier.

Et moi je cherche, les mots, la phrase qui me feront enfin vivre plus fort, mon coeur emporté par ce trouble offert par le livre.

Enfin ce besoin, après le point final, fermer le livre, et laisser reposer l’histoire comme une pâte à crêpes.

Nous nous sommes nourris, nous nous sommes offerts, nous avons reçus et nous voulons partager.

Cette nourriture de l’âme, cette Culture engrangée, cette richesse en nos coeurs, les livres nous l’apportent tel un cadeau des dieux-auteurs encensés jusqu’au prochain roman.

Amis lecteurs, vénérés romanciers, chers bibliothécaires et illustrent libraires, merci d’être les fournisseurs de notre communauté des savoirs.

Et enfin le Printemps, ses pollens… et une solution ?

Et enfin le Printemps… et ses allergies !

Quel plaisir de retrouver la lumière, les primevères, les muscaris, les myosotis et les tulipes. Oui, c’est une joie de voir nos arbres fruitiers (ou pas) en fleurs. Jusqu’au premier éternuement, la gorge qui gratte, les yeux qui pleurent alors que le soleil est enfin présent.

Je parle évidemment des allergies. Elles nous gâchent nos journées, nuits et activités.

Mais, il y a de petites astuces ayurvédiques qui peuvent aider notre quotidien et ne prennent pas trop de temps.

Je parle du lavage de nez.

Les premières fois où j’ai entendu parler de lavages de nez c’était pour soigner les rhumes de mes enfants. Autant vous dire qu’ils détestaient ça, et leur petite coopération ne mettait pas vraiment en valeur cette pratique. Bref ce n’était pas vraiment efficace !

Quand j’ai commencé le yoga, ma professeur, très allergiques aux pollens, nous explique comment pratiquer le lavage de nez ayurvédique.

La médecine ayurvédique est très ancienne et la douche nasale – Jala neti, remonterait à environ 6 000 ans.

Cette douche nasale permet de nettoyer les sinus en profondeur, de les débarrasser des pollens et de les stimuler. Pour y parvenir on utilise un «lota». Mes nièces l’ont découvert sous le nom d’arrosoir rhinocéros à cause de sa forme.

En pratique, il est préférable de faire un premier nettoyage avec une personne qui fait régulièrement cette douche. Il y a un positionnement de la tête au dessus du lavabo, un pranayama à l’issue du nettoyage et une huile à mettre à l’entrée des narines. Mais on ne fait pas n’importe quoi, n’importe comment !!

Il est important de prendre soin de soi en Yoga et d’être vigilant à ne pas se créer de problèmes inutiles (c’est écrit dans les yoga sutra!).

Par exemple, l’eau doit être propre, éventuellement bouillie pour éliminer toute bactérie. A l’issue du nettoyage, il faut souffler par le nez mais ni trop fort ni trop faible. Et, on ne met pas n’importe quelle huile dans ses narines !!!

L’idéal pour les personnes allergiques c’est de pratiquer le soir pour nettoyer le nez après la pollution diurne.

Toutefois, vous pouvez aussi pratiquer Jala Neti lors votre routine matinale, pour libérer vos sinus et avoir une respiration plus fluide, et un mental plus harmonieux.

Un mental harmonieux, des sinus dégagés, un sommeil retrouvé, la paix dans notre corps ! C’est ce que nous souhaitons quand nous pratiquons le yoga.

Théodoria, fille de Spria de Nathalie Somers

Pauline Gallois (Illustrateur) – 429 pages – Didier Jeunesse (02/04/2025)

Résumé

Théodoria a l’impression d’étouffer. La vie au sein du bagne de son père, le surveillant général, est étroite, insignifiante. Elle rêve de grandeur, de voyages, de merveilles à découvrir et de gens à rencontrer ! Lorsque son père meurt et qu’elle découvre qu’elle est en réalité l’héritière du trône de Spria, c’est comme si son destin l’appelait enfin. Cependant, si le roi a fait échanger son enfant avec un mâle seize ans plus tôt, ce n’est pas pour que sa fille légitime vienne réclamer sa place maintenant ! Théodoria pensait enfin obtenir ce qu’elle désirait, mais elle va vite comprendre que la cour préférerait la voir morte plutôt que reine…Un souffle épique, entre politique et aventure !Théodoria, Fille de Spria s’inscrit dans l’univers de Roslend et de son spin-off L’Herboriste de Hoteforais.

Mon avis :

Une nuit de tempête, deux hommes, deux nouveau-nés, un échange infâme.

Théodoria étouffe. Elle ne connaît que le bagne du royaume de Spria, où son père règne en despote absolu. Aussi, à presque 17 ans, elle rêve de découvrir le monde qui s’étend au-delà de la mer des Sables ondulants. Sa vie bascule lorsque, au décès de son père, elle découvre un terrible secret : le prinz Orian est un imposteur, et elle seule est la véritable héritière du trône de Spria ! Bien décidée à devenir enfin maîtresse de son avenir, Théodoria va affronter son destin… et plonger dans le pire des cauchemars. Entre amitié profonde, manipulation toxique, passion inopportune, haine et complots, Théodoria parviendra-t-elle à obtenir justice sans perdre son âme ?

Théodoria a une vie confortable dans un lieu terrible, le bagne de Schottannimmel du royaume de Spria. Non pas qu’elle l’ait choisit mais son père lui y a vu une belle promotion. D’autant que ce lieu préserve bien son secret. Toutefois Théodoria, intrépide adolescente, rêve de grands espaces et de découvrir le monde de Spria et aussi Rosslend, les adversaires de toujours. Avoir des rêves lui fait prendre des risques dans son quotidien et lors d’une de ses promenades à dos d’Antilaque, elle risque d’être avalée par la marée ainsi que sa monture. Elle ne devra sa vie qu’à la présence d’un bagnard qui choisit entre sa liberté et la vie de Théodoria. Cette dernière troublée par ce geste terriblement généreux, n’aura de cesse de vouloir le remercier.

Au décès tragique de son père Théodoria, en découvrant ses origines, et bien que très ignorante du monde hors du bagne, cherchera à récupérer ce qui lui est du. Mais l’aventure est dangereuse et elle est proche d’y perdre sa vie. Alors elle ne devra sa survie qu’à sa force morale, à ses rencontres et aux choix qui lui permettront de s’adapter à la violence d’un monde qu’elle avait idéalisé.

Ce roman se situe dans l’univers de la trilogie Roslend qui se déroulaient lors de la seconde guerre mondiale. Ici, l’autrice raconte un épisode d’après guerre entre Spria et Roslend, mais avec le regard des spriannais. Leur société bascule dans la grande pauvreté avec une élite qui s’approprie le peu de richesse qui reste. L’Héroïne va rencontrer la société roslendaise et en apercevoir toutes les facettes de beauté et de machiavélisme. Ainsi Théodoria qui rêve de vengeance, apprendra le poids que ses décisions peuvent peser sur la vie de ceux qu’elle aime.

Roman initiatique, Nathalie Somers offre au lecteur les réflexions d’une héroïne qui doit se battre pour garder son intégrité tout en apprenant dans la douleur ce qu’est l’adaptation au monde. Rien n’est facile dans sa transformation mais Théodoria saura choisir et renoncer quand le devoir de justice est face à elle.

Un grand merci à Babelio (https://www.babelio.com) pour me permettre de rencontrer Nathalie Somers avec ce nouveau roman des éditions Didier Jeunesse (https://www.didier-jeunesse.com/livre/theodoria-fille-de-spria-9782278128877/)

Drôle de Singes – Jean-François Guggenheim

Editions Marie Romaine – 19,90€

https://www.editionsmarieromaine.fr/product-page/drôles-des-singes-jean-françois-guggenheim

DRÔLES DES SINGES de Jean-François Guggenheim

Résumé

A-t-on jamais vu un espion aussi maladroit ? Jean, un ancien de la Légion, reconverti dans les services spéciaux, est chargé d’enquêter sur son ami d’enfance, du côté de Fontainebleau. Mais rapidement la simple mission dégénère en une épopée déjantée autour du monde. Son camarade se fait descendre, son amoureuse est kidnappée et de Téhéran à San Diego, du Kerala à Budapest, de Cuba au Mexique, défile une galerie de portraits hauts en couleurs. Poutine et Grace Jones, Dany DeVito, Benicio del Toro et l’ombre de Castro, Donald Trump, Kim Kardashian et Marine Le Pen… allez savoir… Un polar loufoque sur fond de géopolitique qui rebondit à chaque page.

Mon avis

Quand j’ai ouvert ce roman, je m’attendais à une histoire d’espionnage humoristique et aventureuse. Mais pas vraiment.

De fait, Jean espionne Paul et tombe amoureux de Marie… avec une réalité plus complexe.

C’est l’histoire de 3 gamins devenus adultes et qui retrouvent leur amitié d’antan. Pour rendre crédible ce retour dans l’environnement de leur jeunesse, Jean explique qu’il fait une enquête sur une jeune prostituée assassinée dans le bois près de chez eux. Sa couverture de journaliste est réelle et cette explication sera lourde de conséquences tout au long de ce roman trépidant.

Pourtant, Jean, ancien légionnaire, espionne pour le compte de « Monsieur », un personnage occulte de la République Française qui a Paul dans son viseur. Jean va donc jouer double jeu. Il revient habiter dans la maison de sa grand-mère et se remémore son enfance en compagnie de Paul et Marie.

Ce roman est écrit comme un scénario de film de James Bond, le charisme du héros moins flamboyant (il tombe beaucoup), mais à l’action explosive au moment ou on ne s’y attend pas.

J’ai beaucoup apprécié le rythme de l’intrigue, les personnages, parfois énigmatiques parfois un peu « cliché », mais surtout des tournures de phrases qui m’ont rappelé le style « Audiard » par sa gouaille.

L’auteur situe l’action de son roman dans l’époque actuelle, tout le monde « en prend plein son grade » et ça fonctionne.

L’histoire devient si crédible que je me suis demandée si tout cela n’aurait pas un parfum de vérité… Mais non !!

Vous l’aurez compris c’est un moment de lecture très agréable que je recommande vivement. Merci à Babelio (http://(https://www.babelio.com) et sa Masse Critique Mauvais genre pour cette sympathique découverte.

Une nouvelle rubrique : chronique de livres

Aujourd’hui, je voudrai vous présenter un roman « jeune adulte » reçu récemment grâce à Babelio qui me permet en plus de rencontrer l’autrice Marie Pavlenko (le 5 septembre 2023).

Babelio est à la fois un site web et une application mobile consacrés à la littérature et un réseau social destiné à enregistrer des bibliothèques personnelles. J’ai pu grâce à cette communauté rencontrer des auteurs et je souhaite dorénavant vous partager ces rencontres littéraires.

Mais qui est cette autrice ?

Marie Pavlenko obtient un master de lettres modernes à l’Université Sorbonne-Nouvelle. Elle poursuit ses études à l’école supérieure de journalisme de Lille. Elle s’installe à Paris après avoir vécu un an en Jordanie. Elle exerce le métier de journaliste pendant 15 ans.

En 2009, elle se met à écrire des ouvrages de fantasy, genre littéraire qu’elle affectionne depuis l’âge de dix ans. En 2011, elle publie le Livre de Saskia, une trilogie à destination des adolescents.

Le roman La Fille-sortilège sort en 2013.

En 2019, elle publie Un si petit oiseau, l’histoire d’Abigail, future vétérinaire qui à la suite d’un accident se retrouve amputée d’un bras et doit recomposer sa vie. La même année, elle reçoit le prix Babelio Jeune adulte et le prix 15/17 à la Foire du livre de Brive.

Avec le roman Et le désert disparaîtra (2020), et sa nouvelle parue dans le recueil collectif Elle est le vent furieux (2021), Marie Pavlenko s’engage sur le thème de l’écologie.

Source : Wikipedia

Vous l’aurez compris Marie Pavlenko, écrit sur tous les sujets : ceux dont on parle peu, ceux dont on parle beaucoup, et ceux qu’on voudrait n’avoir jamais entendu parlé. Avec Rita, Marie Pavlenko raconte la précarité, l’amour, le sexe vus par des lycéen-es, mais surtout, des histoires d’amitiés sans jugement et ça c’est toujours beau à lire

Mon avis sur ce roman : Dans ce roman choral, Rita est celle dont tout le monde parle. Chacun est d’accord pour dire qu’elle est magnétique, intelligente, douce et ferme. Ecrit comme une interview, tous ses amis se racontent, racontent leur rencontre avec Rita, et racontent leur incompréhension de n’avoir pas vu venir l’évènement dramatique. Au fil des récits, on entrevoit, imagine, ce qui va arriver, mais la fin choque quand même.
Ce roman Young-Adult aborde les difficultés des lycéens pris au pièges nombreux de la société actuelle. Les jugements des réseaux sociaux ici ne seront pas primordiaux, mais plutôt une réalité sociale et économique peu abordée qui mène les jeunes adultes à vivre des situations parfois dangereuses.

C’est une histoire bouleversante, racontée avec brio que l’auteur aura décrite avec pudeur et honnêteté.

Qui est Rita ?
Que lui est-il arrivé ?
Tour à tour, élèves et professeur racontent leur année de terminale, celle qu’ils ont vécue.
Viggo qui aime Rita comme un fou, Romane, l’amie attentionnée, Timour, le copain décalé, tous brossent un portrait de Rita, une ébauche tendre, mais dramatiquement incomplète.
Leurs histoires disent l’amour, le désir, la rencontre sublime, le partage, mais chacun avoue aussi être passé à côté du drame.
Personne n’a rien vu venir.

https://www.babelio.com/livres/Pavlenko-Rita/1528086