Drôle de Singes – Jean-François Guggenheim

Editions Marie Romaine – 19,90€

https://www.editionsmarieromaine.fr/product-page/drôles-des-singes-jean-françois-guggenheim

DRÔLES DES SINGES de Jean-François Guggenheim

Résumé

A-t-on jamais vu un espion aussi maladroit ? Jean, un ancien de la Légion, reconverti dans les services spéciaux, est chargé d’enquêter sur son ami d’enfance, du côté de Fontainebleau. Mais rapidement la simple mission dégénère en une épopée déjantée autour du monde. Son camarade se fait descendre, son amoureuse est kidnappée et de Téhéran à San Diego, du Kerala à Budapest, de Cuba au Mexique, défile une galerie de portraits hauts en couleurs. Poutine et Grace Jones, Dany DeVito, Benicio del Toro et l’ombre de Castro, Donald Trump, Kim Kardashian et Marine Le Pen… allez savoir… Un polar loufoque sur fond de géopolitique qui rebondit à chaque page.

Mon avis

Quand j’ai ouvert ce roman, je m’attendais à une histoire d’espionnage humoristique et aventureuse. Mais pas vraiment.

De fait, Jean espionne Paul et tombe amoureux de Marie… avec une réalité plus complexe.

C’est l’histoire de 3 gamins devenus adultes et qui retrouvent leur amitié d’antan. Pour rendre crédible ce retour dans l’environnement de leur jeunesse, Jean explique qu’il fait une enquête sur une jeune prostituée assassinée dans le bois près de chez eux. Sa couverture de journaliste est réelle et cette explication sera lourde de conséquences tout au long de ce roman trépidant.

Pourtant, Jean, ancien légionnaire, espionne pour le compte de « Monsieur », un personnage occulte de la République Française qui a Paul dans son viseur. Jean va donc jouer double jeu. Il revient habiter dans la maison de sa grand-mère et se remémore son enfance en compagnie de Paul et Marie.

Ce roman est écrit comme un scénario de film de James Bond, le charisme du héros moins flamboyant (il tombe beaucoup), mais à l’action explosive au moment ou on ne s’y attend pas.

J’ai beaucoup apprécié le rythme de l’intrigue, les personnages, parfois énigmatiques parfois un peu « cliché », mais surtout des tournures de phrases qui m’ont rappelé le style « Audiard » par sa gouaille.

L’auteur situe l’action de son roman dans l’époque actuelle, tout le monde « en prend plein son grade » et ça fonctionne.

L’histoire devient si crédible que je me suis demandée si tout cela n’aurait pas un parfum de vérité… Mais non !!

Vous l’aurez compris c’est un moment de lecture très agréable que je recommande vivement. Merci à Babelio (http://(https://www.babelio.com) et sa Masse Critique Mauvais genre pour cette sympathique découverte.

Une nouvelle rubrique : chronique de livres

Aujourd’hui, je voudrai vous présenter un roman « jeune adulte » reçu récemment grâce à Babelio qui me permet en plus de rencontrer l’autrice Marie Pavlenko (le 5 septembre 2023).

Babelio est à la fois un site web et une application mobile consacrés à la littérature et un réseau social destiné à enregistrer des bibliothèques personnelles. J’ai pu grâce à cette communauté rencontrer des auteurs et je souhaite dorénavant vous partager ces rencontres littéraires.

Mais qui est cette autrice ?

Marie Pavlenko obtient un master de lettres modernes à l’Université Sorbonne-Nouvelle. Elle poursuit ses études à l’école supérieure de journalisme de Lille. Elle s’installe à Paris après avoir vécu un an en Jordanie. Elle exerce le métier de journaliste pendant 15 ans.

En 2009, elle se met à écrire des ouvrages de fantasy, genre littéraire qu’elle affectionne depuis l’âge de dix ans. En 2011, elle publie le Livre de Saskia, une trilogie à destination des adolescents.

Le roman La Fille-sortilège sort en 2013.

En 2019, elle publie Un si petit oiseau, l’histoire d’Abigail, future vétérinaire qui à la suite d’un accident se retrouve amputée d’un bras et doit recomposer sa vie. La même année, elle reçoit le prix Babelio Jeune adulte et le prix 15/17 à la Foire du livre de Brive.

Avec le roman Et le désert disparaîtra (2020), et sa nouvelle parue dans le recueil collectif Elle est le vent furieux (2021), Marie Pavlenko s’engage sur le thème de l’écologie.

Source : Wikipedia

Vous l’aurez compris Marie Pavlenko, écrit sur tous les sujets : ceux dont on parle peu, ceux dont on parle beaucoup, et ceux qu’on voudrait n’avoir jamais entendu parlé. Avec Rita, Marie Pavlenko raconte la précarité, l’amour, le sexe vus par des lycéen-es, mais surtout, des histoires d’amitiés sans jugement et ça c’est toujours beau à lire

Mon avis sur ce roman : Dans ce roman choral, Rita est celle dont tout le monde parle. Chacun est d’accord pour dire qu’elle est magnétique, intelligente, douce et ferme. Ecrit comme une interview, tous ses amis se racontent, racontent leur rencontre avec Rita, et racontent leur incompréhension de n’avoir pas vu venir l’évènement dramatique. Au fil des récits, on entrevoit, imagine, ce qui va arriver, mais la fin choque quand même.
Ce roman Young-Adult aborde les difficultés des lycéens pris au pièges nombreux de la société actuelle. Les jugements des réseaux sociaux ici ne seront pas primordiaux, mais plutôt une réalité sociale et économique peu abordée qui mène les jeunes adultes à vivre des situations parfois dangereuses.

C’est une histoire bouleversante, racontée avec brio que l’auteur aura décrite avec pudeur et honnêteté.

Qui est Rita ?
Que lui est-il arrivé ?
Tour à tour, élèves et professeur racontent leur année de terminale, celle qu’ils ont vécue.
Viggo qui aime Rita comme un fou, Romane, l’amie attentionnée, Timour, le copain décalé, tous brossent un portrait de Rita, une ébauche tendre, mais dramatiquement incomplète.
Leurs histoires disent l’amour, le désir, la rencontre sublime, le partage, mais chacun avoue aussi être passé à côté du drame.
Personne n’a rien vu venir.

https://www.babelio.com/livres/Pavlenko-Rita/1528086

Et la gagnante est ….

Le concours 2025 Dis moi Dix mots sur la planète est terminé.

En premier un grand bravo à tous les écrivants qui ont soumis leur nouvelle au concours. Car c’est un challenge pour toute personne qui fait cette démarche. Ensuite parce que les textes sous contrainte sont souvent complexe à écrire. Et cette année, les mots étaient particulièrement « coton ». Pour rappel on avait : Biome, butiner, canopée, conséconscient, débrousser,empreinte, glaner, palmeraie, solaire, vivant.

Pour pouvoir être sélectionné, il fallait mettre au moins 6 de ces mots dans un texte de 7000 signes espaces compris (soit environ 2 pages).

Les textes reçus étaient d’un bon niveau avec des histoires construites, efficaces, touchantes, drôles, pertinentes.

Je n’ai qu’un regret, c’est l’absence de textes d’écrivants jeunesse. C’est dommage, car je sais, pour les avoir eu en atelier d’écriture, qu’il y a d’excellentes plumes dans cette ville. Peut-être que l’an prochain, certains oseront.

Une mention spéciale à mes deux partenaires. La librairie Entre les Pages et la médiathèque Georges Brassens qui ont fait la promotion de ce concours pendant les 3 mois d’ouverture. C’est dans ces lieux que l’amour des mots se développe et j’y suis particulièrement attachée. Alors les avoir pour partenaires c’est un petits bonheurs dont je ne se me lasse pas.

Un grand merci à mon jury si efficace et impartial. En effet si l’association -dont je suis la présidente- reçoit les nouvelles, elles sont toutes anonymisées pour éviter le moindre favoritisme. Seul le plaisir est le guide des jurés. Et comme elles et il ont eut a peine une semaine et demi pour faire leur choix, ils ont droit à un grand bravo.

Quand à la nouvelle gagnante, je suis ravie du choix du jury.

Premièrement, parce que cette nouvelle a touché une majorité des membres autant par sa qualité d’écriture que l’histoire chaleureuse racontée. « On a besoin de douceur en ce moment» m’a écrit un juré.

Et deuxièmement, parce que cette personne, très chère à mon cœur, sachant que je désespérais de recevoir plus de 2 nouvelles, a voulu me réconforter et a joué le jeu de l’écriture sous contrainte.

Comme quoi la gentillesse aura porté ces fruits cette année.

Voici ci-dessous la nouvelle qui l’a remporté.

Dans les vignes

« Balto ! Balto !… Mais où est-il passé ce chien ? » Cela faisait au minimum quinze bonnes minutes qu’il avait disparu dans les vignes. Habituellement, il se baladait tranquillement, restant toujours à portée de vue. Il sautillait de pied de vigne en pied de vigne, reniflant et humant les douces odeurs qui émanaient de la terre. Ce biome occitan, c’était son territoire, son monde. De tout temps, en toute saison, sous la pluie, le soleil, face au vent, parfois même en pleine nuit, c’est là qu’elle l’emmenait se promener. Il avait ses repères et ses petites habitudes. Parfois, quand les fleurs des champs étaient de la partie, on aurait pu croire qu’il les butinait, tel une abeille ou plutôt un gros bourdon, au vu de ses cinquante kilos ! Son pelage était noir, désormais parsemé de quelques traces blanches. Dix ans déjà qu’elle avait eu le coup de foudre. Dix ans d’un amour sincère, pur et fidèle. Une décennie écoulée en un éclair…

Quand les enfants étaient rentrés de leur matinée d’école ce jour-là, ils l’avaient aperçu, caché sous la table. Une petite boule de poils, de grands yeux taquins, mi-endormie mi-apeurée, et de grosses pattes qui laisseraient plus tard de belles et gigantesques empreintes dans le sable des plages du sud.

Il était devenu un membre de la famille à part entière. Il avait vécu chaque instant du quotidien, chaque anniversaire, chaque Noël, chaque repas de famille où il parvenait toujours à glaner quelques tranches de saucisson de l’apéritif ! Il faut dire qu’il arrivait à la hauteur de la table, ce qui était plutôt pratique pour récupérer les miettes abandonnées par-ci par-là…

Cela faisait presque une demi-heure qu’il avait disparu maintenant. Elle commençait à s’inquiéter. Elle s’était approchée de la petite forêt du coin, celle qui apparaissait tout au bout des vignes. Elle n’aimait pas vraiment aller là-bas. C’était loin de ressembler à une palmeraie agréable où l’on appréciait se dégourdir les jambes… Ce petit coin boisé aurait bien eu besoin d’être débroussé, afin de planter des melons, courgettes ou autres cucurbitacées qui auraient laissé de la visibilité pour chien égaré !

Tamaris, amandiers, pins… tous ces arbres qui formaient une canopée originale avaient dû grandir au fil des ans, sans intervention humaine. Personne n’osant défier Dame Nature qui les avaient placés là. Parfois, les Hommes surprennent et se montrent conséconscients et respectent leur environnement !

«Balto, Balto… Ah te voilà!» Il se tenait là, devant elle, remuant la queue, visiblement heureux et satisfait de sa promenade. Entre ses pattes se tenait une minuscule pelote de poils, assez mal en point. Elle avait du mal à distinguer de quel animal il s’agissait et même s’il était encore en vie. C’est alors que la petite créature poussa quelques cris stridents, à peine audibles. Notre héros à quatre pattes se recula légèrement pour laisser la place à sa maitresse. Elle découvrit alors un renardeau tout ébouriffé, mais qui semblait s’accrocher. Il avait été probablement laissé pour mort, les chasseurs du coin avaient certainement tué sa mère.

Que faire désormais ? Elle l’enveloppa délicatement de sa veste en prenant soin de ne pas trop le manipuler.

Sur le retour vers la voiture, elle regarda son fidèle compagnon avec tendresse. Il semblait si prévenant et inquiet, qu’elle crut détecter dans son regard un message « prends soin de lui, comme tu as pris soin de moi ». Elle sourit et pensa à ce dessin animé qu’elle avait tant aimé alors qu’elle n’était qu’une enfant. L’amitié entre un renard et un chien, l’amour de certains humains envers les animaux, le message de l’époque était toujours d’actualité finalement. Prendre soin de ces êtres vivants, de la nature plus généralement, tisser des liens avec des êtres différents, parfois bien plus profonds qu’avec ses congénères…c’était cela vivre en harmonie, vivre en paix avec ses prochains, tous sans exception.

Cette nuit-là fut très courte, le vétérinaire des urgences avait refusé de prendre en charge le petit roux. Elle se résigna alors à le ramener chez elle, et dut le nourrir à la seringue toutes les heures. Il était adorable, certes, mais elle ne pouvait se permettre de le garder. Il fallait lui trouver un lieu de vie adapté à ses besoins, en toute sécurité, loin de la haine des humains.

Elle fouilla internet et prit contact avec une association « Solaires et solidaires », spécialisée dans les animaux dits « nuisibles ». Rendez-vous fut pris pour le lendemain.

Arrivée sur place, elle présenta Rouky à la directrice du centre. Oui, elle lui avait donné un nom, elle avait craqué. La référence était évidente, les membres de l’association, touchés et amusés. Elle le savait en sécurité désormais.

Quelques semaines plus tard, lors d’une de ses balades quotidiennes, elle retrouva Balto sur les lieux de la rencontre. Il reniflait chaque brindille, chaque feuille, chaque souche…il le cherchait vraisemblablement. « Ne t’inquiète pas, il va bien et est entre de bonnes mains » lui dit-elle. Elle recevait en effet des nouvelles et même des photos de l’association dont elle était devenue marraine évidemment.

Ils échangèrent un regard complice et repartirent dans les vignes, profitant d’un somptueux coucher de soleil.

Natacha Gomez- natiplume34@gmail.com

Les aventures d’Amina al-Sirafi

Shannon .A. Chakraborty – Gaspard Houi (Traducteur)

592 pages – Sabran (27/02/2025)

Résumé

Au cours de sa vie mouvementée, la capitaine Amina al-Sirafi a survécu aux pires malandrins, à plusieurs maris et à un authentique démon. C’est donc en toute tranquillité qu’elle prend enfin une retraite bien méritée. Mais lorsqu’elle est sollicitée pour retrouver la fille disparue d’un ancien équipier, il lui est impossible de refuser. Impossible en effet de tourner le dos à une ultime aventure qui lui garantirait une récompense mirobolante – en plus d’aider un vieil ami.
Cependant, à mesure qu’Amina remonte la piste des dangereux ravisseurs, il devient clair que l’origine de cette poursuite à travers l’océan Indien est bien plus trouble qu’il n’y paraît. Il est toujours risqué de vouloir accomplir une dernière mission et d’essayer de s’emparer d’un pouvoir millénaire… dont le prix pourrait bien être votre âme.

Mon avis :

Le moyen âge oriental est une époque peu connue.

Le moyen âge oriental raconté par un scribe, c’est un mélange de faits et de mythes.

Le moyen âge oriental et la vie d’une femme, c’est étonnant.

Le moyen âge avec une femme pirate qui doit délivrer la fille d’un ami décédé, ça commence à être intéressant.

Mais tout ça n’est rien quand, dans ce moyen âge oriental on croise une maîtresse des poisons, un cartographe talentueux, un sorcier Franc, des monstres, les possessions magiques et un mari légèrement démoniaque qui aime le « désordre « …Vous avez maintenant une idée de l’ambiance de ce roman.

Vous y trouverez aussi l’Histoire avec le grand H. On comprend vite à la lecture de ce roman que Shannon Chakraborty a fait un immense travail de recherche pour que le lecteur puisse plonger dans un XIIème siècle peu, voire pas raconté : celui de l’orient. Et ça explique que l’univers de ce roman est si crédible.

On découvre également la complexité de la navigation le long de ces côtes d’Afrique, d’Arabie et d’Inde, ainsi que des compétences nécessaires pour guider un navire. Non, rien n’a été laissé au hasard dans ce roman.

Enfin, il y a les personnages.


Amina al-Sirafi, une pirate légendaire quarantenaire aux articulations qui grincent et qui s’est retiré de la piraterie pour élever sa fille. Salima lui demande de retrouver sa petite fille Dounia enlevée par un Franc. Salima menaçant la famille d’Amina, elle se lance dans cette aventure périlleuse. Et puis, elle se sent coupable de la mort de son second Asif, fils d’Amina.

On découvrira que cette pirate courageuse, honnête (enfin pour une pirate), avec un certain sens du devoir (surtout envers son bateau, le Marawati), à la grande force morale et aussi physique, est capable de se sortir de toutes sortes de situations périlleuse quitte à se sacrifier, si besoin.


Et il faut parler aussi de l’amour qu’elle porte à ses proches, sa famille, ses amis, ses marins. C’est bien pour cela qu’elle est si bien entourée (qu’elle le veuille ou pas)..

Entourée par un mari, Raksh, un être démoniaque menteur, lâche, drôle et très séduisant quand il est sous sa forme humaine.

Par son capitaine par intérim, Tinbu, qui a une confiance aveugle en sa Nakhuda

Par le meilleur cartographe, Majed, vieil ami de la famille à la curiosité géographique sans borne.

Par l’amie potionneuse, Dalila (ou empoisonneuse c’est au choix), au passé sombre vécu chez les Banu Sasan une tribu mystérieuse.

Et je vous laisse découvrir les antagonistes, nombreux et divers comme Salima, Falco, les péri, et les pirates, bien sûr, car chacun a une personnalité affirmé et intéressante.

Bref, un roman de fantasy historique passionnant avec des personnages aux caractères aboutis, une intrigue fine à l’environnement historique et géographique captivante et une ambiance fascinante.

Cette lecture particulièrement addictive m’a très vite transporté dans un univers de mythes et de légendes orientaux que j’ai eu plaisir à découvrir.

Je remercie infiniment les éditions Sabran pour la découverte de cette autrice que je vais suivre et ce superbe livre-objet en exemplaire collector.

Des nouvelles de l’association – Avril 2025

Bonjour à tou.tes,

Voici quelques informations à noter éventuellement dans vos agendas (et sous réserve d’annulation ) :

– Samedi 5 avril – 13 heures – Remise du prix du concours Dis moi Dix mots à la librairie Entre les Pages.

– Vendredi 18 avril : Atelier d’écriture « Nocturne » à 19h00 à mon domicile sur inscription.

  Durée 1h30, tarif 10 € – (Adhérents 5 €) – sur réservation 

– Club du Livre : La prochaine rencontre est prévue le 24 avril  à 19 h00 à la Librairie Entre Les Pages

Si une activité du club ne devait pas se tenir, je vous tiendrai informé au plus vite.

D’ici là Joli mois d’avril à tous-tes.

Scripturalement vôtre