Un roman graphique qui nous concerne

Le syndrome de l’imposteur de Celine Bracq – Fanny Brian- Eric Giacometti

Editions Marabulles

Le syndrome de l’imposteur -que l’on devrait nommer le « phénomène de l’imposteur »- est connoté à tort « féminin ». Quand on parle de syndrome il y a quelque chose de l’ordre de la maladie, de la fragilité d’où cette idée féminine. Alors que si l’on parle de phénomène, on met en lumière des habitudes psychiques sociétales.

Avec ce syndrome on ne regardent pas le travail réalisé, les actions réussies, les victoires gagnées, mais on les minimise. C’est en faisant ce constat que les auteurs ont souhaité raconter ce syndrome sous forme de BD.

L’enquête pointue qu’ils ont fait pour décortiquer les rouages de cette dévalorisation intime, la lectrice que je suis a découvert combien nous étions nombreux-ses dans ce dispositif mental.

Avec cette analyse détaillée, j’ai mieux compris le regard que j’ai sur mes « réussites » et j’ai complètement adhéré au propos de cet ouvrage.

Ce roman rappelle que l’autosabotage n’est pas une solution, bien qu’elle soit fréquemment utilisée. Il décortique les mécanismes de nos éducations familiales et sociales.

Il est bon de rappeler que les discours que nous avons sur nos résultats positifs sont trop souvent faussés et que des personnalités -hommes comme femmes- ont vécu ce syndrome et l’ont apprivoisé.

Merci beaucoup à Babelio (https://www.babelio.com/livres/Giacometti-Le-Syndrome-de-limposteure/1960459) et aux éditions Marabulles (https://www.marabout.com/marabulles/) pour cette lecture précieuse.

Je vais la proposer évidemment à ma médiathèque et surtout l’offrir à quelques femmes et hommes qui en ont bien besoin.

Ps : Ce n’est pas pour rien que j’en parle dans mots et yoga, mais c’est bien parce que le yoga est aussi un élément de maitrise de ce syndrome.