Écriture(s) et musique(s)

Certains des ateliers que j’anime sont liés à la musique.

Parfois, ce sont des thèmes musicaux liés aux contraintes d’écritures pour déclencher le processus d’écriture.

Parfois, alors que l’atelier n’est pas musical, les écrivants me demandent si ils peuvent écouter leur propre musique.

Évidemment que oui !

L’écriture et la musique se complètent et s’influencent. J’aime les mêler, pour les ateliers mais aussi quand, à mon tour, j’écris.

Lors de la préparation des ateliers je prends la plume pour tester les exercices que je vais proposer et parfois, je laisse une mélodie s’immiscer entre les lignes de textes.

J’aime assez le résultat. Les mots, tournures de phrases et ambiance qui en ressortent me surprennent souvent !!

D’ailleurs, je vous invite à ce petit jeu d’écriture(s) et de musique(s)

Prenez une de ces musiques :

– 1er film d’Harry Potter,

– ou bien des Blues Brothers,

– ou aussi le Laboratorium Pieśni,

– ou encore le groupe SKALD.

Ce sont des ambiances musicales qui, j’en suis sûre, vous permettront d’écrire des textes bien différents.

A vos plumes et papiers, amusez vous bien !

Scripturalement vôtre

Et si je faisais une fiche pour mes personnages ?

OUI, ce n’est pas un exercice facile, agréable ou tout simplement plaisant. Et non, ce n’est pas obligatoire.

Quoique !

Déjà, il faut savoir si c’est un méchant ou un gentil, le personnage principal ou un personnage secondaire, si il a de bon côté et des mauvais ou les deux.

Bref, de la pure création. Et parfois, on croit avoir cerné notre personnage et au final il ne réagit pas du tout bien dans le scenario où on va le mettre… aurais-je loupé quelque chose ?

Et bien, je dirai que le personnage construit sur la fiche peut très bien en fonction du texte, des évènements que vous aurez écrit, se transformer. Votre fiche n’est pas pour autant fausse. Mais il est alors important que le retournement de situation de votre texte justifie ce changement de personnalité.

Un méchant, par exemple, peut être au début plutôt gentil et, progressivement, par sa manière d’agir, de parler, de penser, puis ses actions, glisser vers sa caractéristique de méchant.
Par exemple, utilisez vos expériences personnelles (oui c’est facile à dire ça), vos rencontres avec des manipulateurs toxiques qui usent de techniques corrosives. Alors, il y a de forte chance que votre écrit devienne intense, palpitant, voire angoissant. Votre méchant arrive.
ça puise dans notre imaginaire personnel de lecteur/d’écrivant/d’humain, dans vos peurs profondes… Votre méchant est là !

Bref, quand on fait sa fiche de personnage, l’idéal c’est d’écrire quelques scènes d’essai en plaçant votre personnage dans différentes situations et ses réactions.

Écrivez comme si le roman prenait forme. Est-ce que votre personnage s’insère naturellement dedans, est-ce qu’il est parfait dans ce décor, dans l’intrigue, avec les autres personnages ?

Et si non, que vous dit-il ? Posez votre texte quelques jours, puis reprenez le, comme si c’était quelqu’un que vous ne connaissez pas qui l’avait écrit… On pari combien que vous trouverez comment résoudre vos interrogations !!

Alors fiche de personnage ou pas. Ma première réponse c’est oui. Oui pour poser les principales caractéristiques. Et Non, car parfois, nos personnages nous échappent, se transforment, vivent leur vie et nous autres, pauvres écrivants, nous subissons leurs diktat.

Du plaisir (ou pas) d’écrire des descriptions

Un de mes exercices cette année en atelier est d’écrire des descriptions.

Mais que met-on dans une description ? Y a t-il une limite ? Doit-on être précis ou évasif ? Comment les construire ?

Mais surtout, peut-on écrire un texte sans mettre un minimum de description dedans ?

J’ai souvent en atelier des écrivants qui n’aiment pas écrire les descriptions. Ils préfèrent intégrer des dialogues ou des narrations

Pourtant, l’importance des descriptions et le soin qu’on leur apporte peut changer complètement le rythme du texte. Mais comment s’en sortir quand on n’aime pas en écrire…

Prenons déjà les descriptions comme un outil d’écriture comme un autre.

Donc tout comme on peut écrire un roman sans dialogue, on peut écrire un roman sans descriptions.

Comme l’écrit Cécile Duquenne dans sa newsletter du 19 décembre 2022, pas de description dans un roman : « Ça ne le rendra pas moins intéressant ou moins abouti ou moins qualitatif.

Juste… moins descriptif ! »

Du coup, il me semble, que pour que le récit soit agréable pour le lecteur, d’autres aspect du texte comme les personnages, les dialogues, devront être mis en place.

Et là, on ne peut pas y couper, il faut compenser l’absence par la visualisation claire des personnages, et donc Vive la fiche descriptive des personnages !!

Neil Gaiman et ses règles d’écriture : à suivre ou pas ?

Mais qui est-ce ?

Neil Gaiman est un auteur britannique. Il est romancier et scénariste (BD, TV, cinéma). La série The Sandman l’a rendue célèbre et certaines de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma . son univers mélange la fantasy, le fantastique et une certaine réalité contemporaine. C’est pour cela qu’on le range dans le genre dit “Urban Fantasy”.

Pourquoi parler de ses règles d’écriture ?

Ces conseils émanent d’une demande du journal The Guardian faite à Neil Gaiman et à d’autres auteurs.

Je me suis permis de construire et commenter ces conseils sous forme de tableau. Pour moi, hormis le point 7, je n’ai pas un des conseils à mettre en avant. Chacun d’eux est utile et permet de progresser. Je vous laisse donc libre de suivre ou pas ses conseils.

Neil GaimanDes Mots à l’Histoire
1 – « Écris. »C’est une évidence, mais c’est la condition indispensable pour s’améliorer, nous corriger, voir nos faiblesses et nos forces d’écritures
2 -« Ajuste les mots les uns après les autres. Trouve le mot juste et couche-le sur le papier. »Là aussi, la pratique d’écriture nous emmène vers le mot juste. Celui dont on est fier, et on a raison de l’être
3 – « Finis ce que tu as commencé d’écrire. Peu importe ce que tu as à faire, finis ton script. »Évidemment, il faut finir son texte, tous ses textes. Aller à l’aboutissement du premier jet, permet de se relire et de réécrire ce qui doit être ré-écrit
4 – « Mets ensuite ton écriture de côté. Lis-la ensuite, en imaginant que tu ne l’as jamais lu. Fais-la lire à des amis dont tu respectes les opinions et qui aiment tes univers. »Voilà ! Avoir un regard neuf. Lire à haute voix. Faire lire à des personnes dont on respecte l’opinion et qui connaissent notre univers.
5 – « Rappelle-toi, quand ils te disent que quelque chose ne va pas dans ton texte, ils sont presque toujours raison. Mais quand ils veulent t’expliquer pourquoi ou ce que tu dois corriger, ils sont presque toujours tort. »Quelque chose ne va pas, certes. A la rigueur, votre lecteur va vous signaler le passage où ça ne colle pas, mais il ne peut pas corriger à votre place.
6 – « Réécris. Néanmoins, sache qu’avant d’atteindre la perfection, tu devras laisser ton écrit vivre sa vie. Tu dois tourner la page et commencer d’écrire ta nouvelle histoire. La perfection n’est pas de ce monde. Continue d’avancer. »Écrire et réécrire, l’ingrat chemin de l’auteur.
7 – « Rigole de ses propres blagues. »Moui !!!
8 – « La principale règle d’écriture est que si tu écris avec assez d’assurance, tu pourras écrire ce que tu veux. Alors, écris ton histoire comme elle doit être écrite. Fais-le avec honnêteté, en y mettant tout ton coeur. À mon avis, en dehors de ces 8 points, il n’y a pas d’autre règle qui ont réellement de l’importance. »L’honnêteté dans l’écriture, la sincérité dans la fiction, et au final l’émotion sera au rendez vous.

Les nouvelles dates des ateliers sont en ligne

Trouver un thème original pour faire écrire avec plaisir n’a pas été simple : Celui-ci ou celui-là ?

Au final, un lutin farceur m’a aidé à faire un choix.

Du coup, il fut tout trouvé : Tout et son contraire !!!

Je crois que je vais bien m’amuser à concocter vos ateliers .

Cette année, il y aura aussi un stage d’une journée complète que je prévois en novembre.

Son thème de travail sera différent que ceux des ateliers.

Je vous en dirai plus au fil de l’année. Surprise, surprise…

Scripturalement vôtre